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| Communiqué de presse OMS/42 20 août 1999 |
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SUITE AU TREMBLEMENT DE TERRE EN TURQUIE, L'OMS DENONCE UN CERTAIN NOMBRE D'IDEES FAUSSES On entend souvent répéter un certain nombre d'idées fausses lorsque se produit une catastrophe naturelle : la survenue de prétendues épidémies après une catastrophe, le rapport entre les corps et les épidémies, la nécessité d'une aide médicale étrangère, la nécessité d'une grande quantité de fournitures médicales et d'hôpitaux de campagne, la nécessité de réinstaller la population dans des camps, la nécessité d'une aide alimentaire et le retour à la normale au bout de quelques semaines. La réalité est bien différente, a déclaré aujourd'hui le Dr Michel Thieren, Médecin au Département Secours d'urgence et action humanitaire. "La demande de services de santé survient dans les 24 heures qui suivent une catastrophe. La plupart des blessés se présentent dans les établissements médicaux au cours des trois à cinq premiers jours, après quoi le nombre d'admissions redevient pratiquement normal. Les patients peuvent se présenter en deux vagues successives: la première composée des victimes de la zone située immédiatement au voisinage de l'établissement médical et la deuxième à la suite de transferts lorsque les opérations humanitaires dans des zones plus éloignées se sont organisées. Les victimes des catastrophes secondaires (répliques d'un tremblement de terre ou incendies) peuvent arriver ultérieurement." De 85 à 95% des personnes retirées vivantes des décombres le sont dans les 24 à 48 heures suivant le tremblement de terre. En règle générale, une semaine après la catastrophe, la demande chirurgicale et la demande de soins généraux sont théoriquement redevenues normales. Quel que soit le nombre de victimes, le tableau des traumatismes est généralement le suivant : une grande quantité de blessés présentent des coupures ou ecchymoses mineures, un groupe moins important souffre de fractures simples et une minorité souffre de fractures multiples graves ou de traumatismes internes nécessitant des opérations chirurgicales ou autres soins intensifs. En outre, a souligné le Dr Thieren, les catastrophes naturelles ne provoquent pas l'apparition de maladies qui ne sont pas déjà présentes dans la zone touchée et ne provoquent pas d'épidémies de maladies transmissibles. Le risque d'une incidence accrue de cas isolés (en dessous du seuil au-delà duquel il est convenu de parler d'épidémie) est dû, dans le cas d'un tremblement de terre, aux dégâts occasionnés aux réseaux d'assainissement et d'adduction d'eau, à l'interruption des services de santé publique (tels que la vaccination et les mesures d'assainissement en milieu urbain) et à l'absence de lutte contre des vecteurs comme les moustiques ou les rongeurs. Généralement, les mesures d'assainissement prises à la suite de la catastrophe, alliées au renforcement du système de surveillance des maladies, suffisent à maîtriser la transmission des maladies pouvant donner lieu à des épidémies. L'un des "mythes" les plus répandus en ce qui concerne les catastrophes naturelles est celui des corps qui seraient à l'origine d'épidémies. Dans bien des cas, la prise en charge des cadavres repose sur une idée fausse, à savoir qu'ils représentent un risque épidémique s'ils ne sont pas immédiatement enterrés ou brûlés. En fait, le risque sanitaire associé aux cadavres est négligeable. La collecte, l'évacuation, l'enterrement et/ou l'incinération des corps mobilisent des ressources humaines et matérielles importantes qui devraient, au contraire, être allouées aux survivants et aux blessés graves. "Il est indispensable que la presse et la communauté des donateurs sachent précisément ce que l'on doit faire ou ne pas faire lors de la gestion d'une situation d'urgence en santé publique", a ajouté le Dr Thieren. En attendant une évaluation plus poussée, l'aide médicale apportée à la Turquie devrait viser en priorité la prévention secondaire du syndrome d'écrasement chez les blessés. Cela veut dire que les patients victimes de traumatismes doivent être placés sous perfusion, et ce sont les solutions intraveineuses qui doivent être disponibles en grandes quantités dans les zones touchées. La prise en charge correcte des cas de syndrome d'écrasement grave peut nécessiter une dialyse en cas d'insuffisance rénale. Les hôpitaux du pays auront besoin d'une capacité considérable de traitement pour les cas de traumatismes complexes. Par contre, l'expérience a montré que certaines contributions unilatérales peuvent s'avérer inadaptées et même encombrantes, et qu'elles risquent de détourner des ressources qui pourraient être beaucoup plus utiles ailleurs. Voici des exemples de ce qui ne doit pas être envoyé de l'étranger :
L'OMS recommande que les contributions internationales soient faites en espèces et non en nature pour garantir que les ressources seront affectées en fonction des besoins avérés sur le terrain. Pour de plus amples informations, les journalistes peuvent prendre contact à l'OMS à Genève avec Gregory Hartl, Bureau de Presse et des Relations publiques, tél. (41 22) 791 4458, télécopie (4122) 791 4858, courrier électronique: hartlg@who.ch ou or Dr. Michel Thieren, OMS, Genève. Tel: (41 22) 791 4626. Fax: (41 22) 791 4844. Courrier électronique: Thierenm@who.ch .Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information, ainsi que d'autres informations sur le sujet, peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS: http://www.who.ch |
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Communiqués
1999 | Note
à la presse 1999 |
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