|
|||
| Communiqué de presse OMS/58 11 octobre 1999 |
|||
| OSTEOPOROSE: LES ORGANISATIONS SANITAIRES ET CHACUN DE NOUS DOIVENT AGIR DES MAINTENANT POUR EVITER UNE EPIDEMIE QUI MENACE
On estime que d'ici le milieu du siècle prochain, le nombre de fractures du col du fémur va tripler dans le monde, passant de 1,7 million en 1990 à 6,3 millions en 2050. Actuellement, c'est en Europe et en Amérique du Nord que ces fractures sont les plus nombreuses. L'évolution démographique des cinquante prochaines années va conduire à une augmentation sans précédent du nombre de personnes âgées en Asie, en Afrique et en Amérique du sud, de sorte que d'ici un demi-siècle, les pays en développement pourraient enregistrer une proportion de fractures du col du fémur atteignant 75 % du total mondial. Préoccupée par ces tendances, le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), a donné comme exemple le problème des maladies cardiovasculaires. «Il y a vingt-cinq ans, les plus éminents spécialistes de ces maladies ont prévenu qu'une épidémie de cardiopathies menaçait les pays en développement. Cet avertissement n'a guère été entendu à l'époque et nous constatons aujourd'hui une augmentation spectaculaire de la prévalence de ces maladies dans le monde en développement. Il ne faut pas qu'il en aille de même avec l'ostéoporose : nous devons agir dès maintenant.» a prévenu le Dr Brundtland. L'ostéoporose est une maladies des os caractérisée par une faible densité et une détérioration générale du tissu osseux. La fragilité de l'os entraîne des fractures qui sont la manifestation clinique principale de la maladie. Les trois fractures principales concernent le col du fémur, les vertèbres et la partie distale du radius. La fréquence plus élevée de ces fractures observée chez la femme s'explique par les importants changements qui interviennent dans le métabolisme de l'os après la ménopause et par le fait qu'une femme ménopausée a encore à vivre près du tiers de sa vie. «Il ne faut pas que ces fractures soient considérées comme le prix à payer pour une vie plus longue », explique le Dr Nikolai Khaltaev, responsable du programme OMS sur l'ostéoporose. « La clé du problème, c'est le dépistage précoce. En déterminant la densité minérale osseuse (DMO) il est facile d'identifier les sujets à risque et de proposer des mesures préventives. Nous savons que la DMO diminue très fortement avec l'âge chez la femme , mais nous savons aussi ce qu'il y a lieu de faire pour prévenir ce phénomène». Il y a encore peu de temps, on considérait l'ostéoporose comme une manifestation clinique. Ce n'est qu'à partir de 1992 qu'on lui a accordé le statut d'affection généralisée progressive caractérisée par une faible masse osseuse et une détérioration du tissu osseux génératrice de fragilité et de fractures. Un certain nombre de facteurs jouent un rôle important dans la fracture du col du fémur à savoir un faible poids, des antécédents de fracture, le tabagisme, une forte consommation d'alcool, la prise de stéroïdes et la sédentarité. Les facteurs génétiques ont également leur importance, mais les gènes impliqués restent à identifier. L'ostéoporose et les fractures dont elle est la cause constituent un problème majeur de santé publique en raison de la morbidité , des incapacités , de la détérioration de la qualité de vie et de la mortalité qui en résultent. Selon la Fondation internationale pour l'ostéoporose, il se produit toutes les 30 secondes en Europe une fracture consécutive à une ostéoporose. Chaque année, on dépense 27 milliards d'USD en Europe et aux Etats-Unis pour couvrir le traitement des 2,3 millions de fractures ostéoporotiques qui s'y produisent. L'ostéoporose est encore souvent mal connue des professions de santé , des malades et du grand public. Le but du vaste programme d'éducation et de communication que propose l'OMS est d'accroître notre connaissance de la physiologie osseuse et de l'ostéoporose tout en faisant prendre davantage conscience des principaux facteurs de risque et des possibilités de prévention et de prise en charge de cette maladie. Parmi les recommandations de l'OMS à l'intention du grand public on peut citer les suivantes :pratiquer une activité physique , en passant régulièrement un certain temps à l'extérieur, adopter un régime alimentaire équilibré qui apporte au moins 800 à 1500 mg de calcium par jour à l'enfant et à l'adulte, renoncer à fumer et modérer sa consommation d'alcool. Pour de plus amples informations, les journalistes peuvent prendre contact avec Valery Abramov, OMS, Genève. Tel: (41 22) 791 2543, Fax (41 22) 791 4858. Email: abramovv@who.int Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS: http://www.who.int/
|
|||
|
Communiqués
1999 | Note
à la presse 1999 |
|