| Communiqué de presse
OMS/14 14 mars 2000 |
|||
|
INJECTIONS À RISQUE : AMPLEUR ET GRAVITÉ DES CONSÉQUENCES DES ÉTUDES SUGGÈRENT UNE RELATION ENTRE L’HÉPATITE C ET LES INJECTIONS EN ÉGYPTE Les injections pratiquées dans de mauvaises conditions pourraient entraîner des millions d’infections dans le monde, avec le risque de pathologies graves et de décès qui s’y associe. On estime que, chaque année, le recours abusif aux injections et la réutilisation de matériel sale provoquent entre 8 et 16 millions de cas d’hépatite B, 2,3 à 4,7 millions d’hépatites C et entre 80 000 et 160 000 cas de VIH/SIDA dans le monde. Il est de mieux en mieux établi, notamment avec les rapports parus récemment dans la presse médicale, que les cas d’hépatite C en Egypte seraient dus en grande partie à des injections pratiquées dans de mauvaises conditions. Il semble en particulier qu’on ait utilisé des aiguilles pas suffisamment stérilisées dans le traitement d’une parasitose, la schistosomiase. Environ 13% de la population égyptienne est infectée par le virus de l’hépatite C, avec pour conséquence une fréquence élevée d’affections hépatiques chroniques, de cirrhoses, de cancers du foie, sans oublier la mortalité résultant de ces pathologies. Suite à ces injections à risque pratiquées au cours de dernières décennies, un réservoir important d’infections chroniques s’est créé et, de nos jours encore, il entretient la transmission de l’hépatite C en Egypte. On a abandonné le traitement de la schistosomiase par injection il y a une quinzaine d’années et, actuellement, les médicaments sont pris par voie orale. « Bien que la plupart des injections données dans le monde le soient dans de bonnes conditions d’hygiène, les injections pratiquées dans de mauvaises conditions continuent de transmettre l’hépatite virale et d’autres infections à grande échelle dans de nombreux pays. On peut et on doit prendre des mesures appropriées pour éviter cette voie de transmission », déclare le Dr Yvan Hutin du département OMS Sécurité transfusionnelle et technologie clinique. En réaction à cette préoccupation croissante, l’OMS et plusieurs partenaires internationaux, partageant des buts communs en ce qui concerne une utilisation rationnelle et sûre des injections dans le monde, ont joint leurs forces en octobre 1999 dans le cadre du Réseau mondial pour la sécurité des injections (SIGN), coordonné par un secrétariat travaillant dans les locaux du Siège de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Genève (Suisse). Pour éviter les infections à la suite d’injections, SIGN recommande aux pays d’appliquer une stratégie en trois volets : 1) modifier le comportement des patients et des agents de santé pour diminuer les abus et arriver à la sécurité des injections ; 2) veiller à ce que les seringues et aiguilles soient disponibles en quantité suffisante ; 3) éliminer comme il convient les matériels et matériaux piquants ou coupants après usage. De plus, pour garantir l’innocuité des injections lors des vaccinations, l’OMS, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (IFRC) ont récemment appelé à ne plus utiliser, d’ici 2003, que des seringues autobloquantes pour la vaccination. On trouvera davantage d’informations sur la prévention des infections associées aux injections sur le site Web de l’OMS : www.who.int/inf-fs/fr/am231.html (Aide-mémoire 231-234) sur le site Web de SIGN : www.injectionsafety.org et auprès du secrétariat de SIGN, département Sécurité transfusionnelle et technologie clinique, OMS, Avenue Appia 20, CH-1211 Genève 27, Suisse. Téléphone : +41 22 791 3680, Télécopie : +41 22 791 4836, Courrier électronique : sign@who.int. Pour plus d’informations, les journalistes peuvent prendre contact avec Mme Melinda Henry, porte-parole de l’OMS à Genève. Tél. : (41 22) 791 2535 ; télécopie : (41 22) 791 4858 ; adresse électronique : :melindah@who.ch. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire OMS et d’autres informations sur le sujet peuvent être obtenus sur Internet à la page d’accuei l de l’OMS : http://www.who.int/ |
|||
|
Communiqués
2000 | Note
à la presse 2000 |
|