Communiqué de presse 2000

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white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué de presse OMS/20
  24 mars 2000
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Journée mondiale de la Tuberculose
LE PRESIDENT CLINTON AIDE DES MALADES DE LA TUBERCULOSE
Un geste qui mobilise l’attention sur les succès remportés en Inde dans la lutte contre la tuberculose

Le président des Etats-Unis Bill Clinton a tenu à marquer la Journée mondiale de la Tuberculose en aidant à administrer à des malades à Hyderabad (Inde) le traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS) recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Au centre de consultations externes de l’hôpital Mahavir, le Président Clinton a participé à la guérison de trois tuberculeux qui ont reçu aujourd’hui les dernières doses de médicaments d’un traitement de six mois sous surveillance directe. L’un de ces patients était une femme de 18 ans, le deuxième un conducteur de rickshaw de 35 ans et le troisième, une fillette de 12 ans à laquelle le Président Clinton a donné lui-même sa dose de trois comprimés avant de signer le registre attestant de sa guérison.

Comme l’a noté le Président Clinton, "Aujourd’hui est la Journée mondiale de la Tuberculose. C’est la date anniversaire du jour où a été découverte la bactérie qui cause la tuberculose, il y a 118 ans. Et pourtant, malgré ce savoir vieux de 118 ans, en l’an 2000, la tuberculose tue plus que jamais, faisant ici en Inde presqu’un mort toutes les minutes...

"Ce sont là des tragédies humaines, des calamités économiques, et beaucoup plus que des crises pour vous, des crises pour le monde. La propagation des maladies est le problème mondial auquel aucune nation ne peut échapper."

"Ce geste du Président Clinton montre combien il est important que des dirigeants mondiaux - et pas simplement des ministres de la santé - marquent leur soutien à la lutte contre cette maladie majeure," a dit le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l’OMS. "Tout en évoquant d’autres problèmes urgents comme le SIDA et la poliomyélite, le Président Clinton a tenu à insister sur le formidable défi que représente la tuberculose en Inde et dans le monde. Ce n’est pas sans raison car les coûts économiques et sociaux de la tuberculose en Inde sont aussi exorbitants que ses coûts sanitaires. C’est un fait sans précédent qu’un président des Etats-Unis se montre aussi ouvert et attentif à des problèmes de santé."

L’Inde compte plus de cas de tuberculose que tout autre pays au monde. Chaque année, 2 millions d’Indiens contractent la tuberculose et près de 500 000 en meurent - soit plus de 1000 chaque jour. Cette maladie est devenu un obstacle majeur au développement social et économique. Plus de 300 000 enfants sont obligés de quitter l’école chaque année parce que leurs parents ont la tuberculose et plus de 100 000 femmes atteintes de tuberculose sont rejetées par leur famille à cause de l’infâmie sociale qui s’attache à la maladie. On estime que le coût économique de la tuberculose en Inde représente plus de US$2 milliards par an.

Face à cette situation, l’Inde a récemment développé l’utilisation de la stratégie recommandée par l’OMS, l’appliquant aujourd’hui au traitement de plus de 15% des tuberculeux. Il y a un an, seulement 2% des malades bénéficiaient de la stratégie DOTS. Ce progrès très rapide fait que l’Inde a désormais le deuxième programme DOTS du monde. Le 24 mars 2000, date de la Journée mondiale de la Tuberculose, quelque 10 millions de doses ont été distribuées en Inde à 250 000 malades sous traitement DOTS.

Ce nouveau programme de lutte antituberculeuse en Inde a non seulement progressé très vite, mais il a également donné d’excellents résultats. Les taux de mortalité surtout ont accusé une baisse sensible. Avec les programmes pour lesquels n’est pas utilisé le nouveau traitement, 29% des malades succombent à la maladie. Avec la nouvelle stratégie, la mortalité n’est que de 4%.

"En l’absence de traitement sous surveillance directe, le risque de succomber à la tuberculose est sept fois plus élevé," a déclaré le Dr Arata Kochi, directeur de l’initiative Halte à la tuberculose au Siège de l’OMS à Genève, Suisse.

Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de la Tuberculose, l’OMS et l’Union internationale contre la Tuberculose et les Maladies respiratoires ont fait savoir que si les pays n’interviennent pas rapidement pour intensifier leurs activités de lutte contre la tuberculose, les souches multirésistantes qui ont fait des centaines de victimes à New York et en Russie et coûté à chacune plus de $ 1milliard continueraient de sévir dans d’autres parties du monde.

"Le meilleur moyen d’empêcher la pharmacorésistance de s’étendre est de veiller à ce que les personnes infectées suivent la totalité de leur traitement de six mois. C’est la seule façon d’être sûr que ces malades ne présenteront pas par la suite une résistance à un ou plusieurs des cinq médicaments antituberculeux actuellement disponibles," a dit le Dr Kochi.

Quand on sait qu’aucun nouveau médicament antituberculeux ne sera disponible dans un proche avenir, il est d’autant plus important de veiller à ce que les malades de la tuberculose guérissent avant de devenir résistants aux médicaments. "Autrement, nous les condamnerions à une mort certaine," a ajouté le Dr Kochi.


Pour davantage de renseignements, contacter, aux Etats-Unis, Jim Palmer au +1 202 262 9823; au Royaume Uni, Janice Muir au +44 171 407 3313; aux Pays Bas, Linda Verkerk au +31 70 318 4405; à l’OMS à Genève, Gregory Hartl au +41 22 791 4458; à l’OMS à Dehli Mme Harsaran Pandey, tél +91 11 332 7971, e-mail Pandeyh@whosea.org. Pour un résumé de "Anti-tuberculosis Drug Resistance in the World, Report N° 2", des aide mémoires et des communiqués de presse sur la question, consulter le site http://www.stoptb.org. 

Tous les communiqués de presse, aide mémoires et articles de fond de l’OMS peuvent être obtenus sur Internet à la page d’accueil de l’OMS http://www.who.int


 

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