| Communiqué de presse
OMS/26 14 avril 2000 |
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M EDICAMENTS: POUR ACHETER MIEUXET MOINS CHER Comme l'a fait observer le Dr Hans Hogerzeil du Département Médicaments essentiels et politiques pharmaceutiques de l'OMS à l'occasion de la sortie d'un guide des Principes opérationnels pour les bonnes pratiques d'acquisition des produits pharmaceutiques, « certains pays paient souvent 150 à 250 % du prix des médicaments essentiels sur le marché mondial alors que d'autres se plaignent de fournisseurs peu fiables et de produits de qualité médiocre ». Des pratiques insatisfaisantes conduisent non seulement à des prix trop élevés et à des produits défectueux, mais peuvent aussi entraîner une pénurie de médicaments capables de sauver des vies. « Lorsque des systèmes d'achat de médicaments qui laissent à désirer contribuent à une pénurie nationale d'un ou deux médicaments dans un schéma thérapeutique associant quatre antituberculeux, les échecs thérapeutiques augmentent et un problème de résistance peut rapidement s'installer pour les médicaments dont on dispose encore », a ajouté le Dr Hogerzeil. Produit par le groupe de la Coordination pharmaceutique interinstitutions (IPC), les Principes opérationnels visent à aider les autorités nationales, les donateurs et les autres organisations concernées à obtenir des prix plus compétitifs, des produits de meilleure qualité et un approvisionnement plus fiable des médicaments essentiels. Composé de conseillers pour les questions pharmaceutiques de l'UNICEF, du FNUAP, de la Banque mondiale et de l'OMS, l'IPC est particulièrement bien placé pour indiquer comment obtenir, de manière plus efficace et à meilleur prix, des médicaments d'un niveau de qualité assuré. Les besoins sont importants – un tiers de la population mondiale n'a pas régulièrement accès à des médicaments essentiels de bonne qualité. Au sein de groupes défavorisés, des adultes et des enfants meurent de maladies qu'il est possible de soigner comme le paludisme, les infections respiratoires aiguës et les maladies diarrhéiques et ces décès sont en partie imputables à de mauvaises pratiques en matière d'achat de produits pharmaceutiques.
Disposer de médicaments de qualité lorsqu'on en a besoin et là où il en faut L'acquisition englobe l'ensemble des démarches nécessaires à l'achat et à la livraison des médicaments. Dans une situation idéale, on achète auprès d'un fournisseur fiable la quantité la plus appropriée du médicament présentant le meilleur rapport coût/efficacité et on le fait livrer quand il le faut, là où on en a besoin et au prix le plus bas possible. Or, l'expérience montre que cela ne va pas de soi, loin de là. Le nombre d'organismes concernés par l'acquisition de médicaments – y compris des ministères de la santé, des fabricants et des donateurs – peut rendre l'opération très complexe et donner lieu à des pratiques inefficaces, voire à des gaspillages. On rencontre aussi d'autres problèmes, comme la corruption et le manque de transparence qui empêchent la concurrence et limitent les choix, augmentent les prix et favorisent l'écoulement de produits de moins bonne qualité. Parallèlement, un financement irrégulier et limité peut gravement entraver les efforts de livraison rapide des médicaments. Si un appui financier d'organismes internationaux ou de donateurs bilatéraux contribue parfois à résoudre le problème, une réglementation dépassée et des procédures d'approvisionnement mal adaptées aux besoins particuliers de l'achat de produits pharmaceutiques peuvent venir compliquer encore l'équation. Les Principes opérationnels abordent ces problèmes en offrant une base solide pour aider les ministères de la santé, les donateurs et les autres groupes intéressés à harmoniser leurs pratiques d'acquisition de médicaments. Regroupés en quatre catégories, les 12 principes couvrent : i) la gestion transparente ; ii) la sélection et les quantités ; iii) le financement et la concurrence ; et iv) le choix du fournisseur et l'assurance de la qualité. Même avec des politiques et des procédures appropriées, l'absence de personnel compétent peut vouer à l'échec un système d'achat de médicaments. Les Principes opérationnels ne servent donc pas seulement à prodiguer des conseils sur les meilleures pratiques en matière d'achat, mais aussi à former le personnel national chargé des achats. Comme le souligne le Dr Ramesh Govindaraj, conseiller pharmaceutique de la Banque mondiale, « le processus complexe de l'achat de médicaments dans des conditions efficaces est clairement présenté dans le document. Si les principes sont observés, le résultat en fin de compte sera d'obtenir davantage de médicaments essentiels de meilleure qualité pour un prix plus faible et d'enregistrer moins de décès par paludisme, tuberculose, maladies de l'enfant et autres causes évitables ». Pour plus d'informations, les journalistes peuvent prendre contact Ms Jacqueline Sawyer, Médicaments essentiels et politique pharmaceutique, OMS, Genève. Tel. (+41 22) 791 3921. Fax. (+41 22) 791 4167. Courrier électronique: sawyerj@who.int Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information, ainsi que d'autres informations sur le sujet, peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS: http://www.who.int |
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Communiqués
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à la presse 2000 |
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