| Communiqué de presse
OMS/34 16 mai 2000 |
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LA FONDATION BILL ET MELINDA GATES ANNONCE LE VERSEMENT D'UNE NOUVELLE SUBVENTION MONDIALE POUR ACCELERER LA CAMPAGNE D'ERADICATION DU VER DE GUINEE
L'OMS attend 5 millions de dollars des Etats Unis d'Amérique pour les activités de certification de l'éradication GENEVE - Lors de la Cinquante-Troisième Assemblée mondiale de la Santé (qui est le principal organe directeur de l'Organisation mondiale de la Santé), qui se tient actuellement au Siège, à Genève, la Fondation Bill et Melinda Gates a annoncé le versement d'une subvention mondiale d'un montant de 28.5 millions de dollars des Etats Unis d'Amérique pour accélérer l'éradication de l'infestation par le ver de Guinée, maladie douloureuse et fatigante due à la consommation d'eau contaminée. Cette subvention sera répartie entre plusieurs organisations qui conduisent les activités d'éradication.
« Une fois de plus, la Fondation Gates témoigne de son attachement extraordinaire à l'amélioration de la santé dans le monde en développement" a déclaré l'ex-Président Jimmy Carter. "Cette subvention fera beaucoup pour nous rapprocher de l'assaut final contre l'infestation par le ver de Guinée qui pendant des milliers d'années, a été la cause de souffrances considérables pour des millions de personnes. Je suis extrêmement reconnaissant à la Fondation Gates et j'attends avec impatience de travailler avec les organisations partenaires ainsi qu'avec les gouvernements des pays d'endémicité qui, plus que jamais, doivent rester résolus à faire en sorte que cette maladie ne soit plus qu'un douloureux souvenir." La campagne d'éradication de la dracunculose a été lancée par le Programme Global 2000 du Carter Center et les « Centers for Disease Control and Prevention », en collaboration étroite avec l'OMS et l'UNICEF. Cette "grande coalition" regroupe aussi la Banque mondiale, de nombreux organismes d'aide bilatérale et multilatérale, des sociétés privées et des fondations qui tous, appuient le travail d'agents de santé volontaires dans les villages. Cette campagne a déjà permis de réduire de 97% le nombre des cas notifiés, passés d'environ 3.2 millions en 1986 à moins de 100 000 en 1999. Le nombre des pays touchés a également été ramené de 20 à 13. L'Asie est désormais complètement exempte du parasite. Les pays d'endémicité restants, tous en Afrique subsaharienne, sont les suivants: Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ethiopie, Ghana, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Ouganda, République centrafricaine, Soudan et Togo. On contracte l'infection en buvant de l'eau stagnante contaminée par de minuscules puces d'eau porteuses de larves du ver de Guinée. Ces larves se développent ensuite dans l'organisme pour atteindre jusqu'à 1 mètre de long. Au bout d'environ un an, le ver filiforme émerge lentement du derme par une phlyctène douloureuse, le plus souvent au pied. Beaucoup de malades tendent à plonger la région atteinte dans l'eau pour calmer la douleur, si bien que le ver femelle libère de nouvelles larves et que le cycle recommence. Si l'on ne sait pas guérir l'infestation par le ver de Guinée, on peut la prévenir en apprenant aux malades à ne pas contaminer les sources d'eau de boisson, en filtrant l'eau de boisson, en traitant les sources d'eau avec un agent chimique qui tue les larves et en forant des puits. Les 28.5 millions de dollars des Etats Unis d'Amérique de la subvention seront distribués par le fonds spécial de la Banque mondiale créé pour soutenir cette vaste campagne d'éradication. Les bénéficiaires désignés sont les suivants: Carter Center - 15 millions de dollars des Etats Unis d'Amérique
Banque mondiale – 8.5 millions de dollars des Etats Unis d'Amérique
Organisation mondiale de la Santé - 5 millions de dollars des Etats Unis d'Amérique
UNICEF - Allocation à déterminer
Pour plus d’informations, les journalistes peuvent prendre contact avec M. Gregory Hartl, porte-parole de l’OMS à Genève. Tél. : (41 22) 791 4458 ; télécopie : (41 22) 791 4858 ; adresse électronique : hartlg@who.int. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire OMS et d’autres informations sur le sujet peuvent être obtenus sur Internet à la page d’accueil de l’OMS : http://www.who.int/ |
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Communiqués
2000 | Note
à la presse 2000 |
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