Communiqué de presse 2000

Information Office

white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué de presse OMS/45
  28 juin 2000
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EFFETS DES TELEPHONES MOBILES SUR LA SANTE : DE NOUVELLES INFORMATIONS SONT NECESSAIRES

L’OMS publie de nouvelles recommandations sur l’utilisation des téléphones mobiles

Dans de nombreux pays, plus de la moitié de la population utilise déjà des téléphones mobiles, et les milieux industriels estiment qu'il y aura jusqu'à 1,6 milliard d’abonnés dans le monde d’ici à 2005. Toutefois, des doutes subsistent quant aux effets sanitaires des champs de radiofréquences (RF) émis par les téléphones mobiles et leurs stations de base.

A la suite d’une conférence internationale organisée récemment par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur les effets sanitaires éventuels des téléphones mobiles et de la publication d’études nationales de premier plan au Canada et au Royaume-Uni, l’OMS a actualisé les recommandations qu'elle avait formulées sur ce sujet. On trouvera aujourd'hui ces informations dans l’aide-mémoire révisé N° 193 sur les téléphones mobiles et les stations de base.

« Il existe un certain nombre de recommandations importantes » a déclaré le Dr Michael Repacholi, Coordonnateur de l'Unité Médecine du travail et hygiène du milieu et Administrateur du Projet international CEM. Il s’agit notamment des recommandations suivantes :

  • de nouvelles études doivent être entreprises pour confirmer les récentes conclusions selon lesquelles les téléphones mobiles peuvent modifier l’activité cérébrale, les temps de réaction et la structure du sommeil ;
  • les conducteurs devraient être vivement encouragés à ne pas utiliser leur téléphone mobile en conduisant ;
  • les autorités nationales devraient adopter des directives CEM tenant compte des considérations sanitaires ;
  • Pour répondre aux inquiétudes du public, les autorités voulant introduire d’autres mesures de précaution pour réduire l’exposition aux radiofréquences ne devraient pas pour autant remettre en cause le fondement scientifique de ces directives en intégrant des facteurs de sécurité arbitraires dans les limites d’exposition ;
  • des mesures de précaution devraient être introduites indépendamment pour inciter les fabricants à réduire volontairement le niveau de rayonnement de leur matériel et le public à limiter son exposition personnelle aux champs RF ;
  • en cas d'inquiétude, une personne pourra choisir de limiter son exposition – ou celle de ses enfants – aux RF en abrégeant la durée des communications ou en utilisant l'option « mains libres » permettant d'éloigner l'appareil de la tête et du corps ;
  • l'état actuel des connaissances scientifiques ne justifie pas que l'on doive équiper les téléphones mobiles de systèmes de protection pour absorber le rayonnement radioélectrique ;
  • les stations de base devraient pouvoir s'intégrer dans le paysage et leur implantation devrait tenir compte des préoccupations du public même si l'on considère que l’intensité des champs RF autour de ces stations ne représente pas un risque pour la santé.

« Toutes les informations dont nous disposons aujourd’hui montrent que l’utilisation de téléphones mobiles n'entraîne aucun effet sanitaire néfaste » a souligné le Dr Repacholi. « La plupart des études ont porté sur l’exposition du corps entier à des niveaux de RF bien supérieurs à ceux normalement associés aux communications sans fil. Toutefois, on constate, avec l’avènement des émetteurs-récepteurs portatifs radio et des téléphones mobiles, que peu d’études ont été faites sur les effets localisés – la tête en l'occurrence – de l'exposition aux champs RF. »

Certains types de cancer et modifications de l’activité cérébrale, entre autres, ont été attribués à l’utilisation de téléphones mobiles, mais aucune étude épidémiologique n’est venue encore confirmer ces allégations.

Par ailleurs, l’OMS entreprend des travaux de recherche sur les radiofréquences. Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) – institution de l’OMS spécialisée dans la recherche sur le cancer – coordonne actuellement une vaste étude épidémiologique dans plus d’une dizaine de pays afin de déterminer l'existence de liens éventuels entre l’utilisation des téléphones mobiles et les cancers au niveau de la tête et du cou. L’étude devrait être achevée en 2003.


Pour plus d’informations, les journalistes peuvent prendre contact avec M. Gregory Hartl, porte-parole de l’OMS à Genève. Tél. : (41 22) 791 4458 ; télécopie : (41 22) 791 4858 ; adresse électronique : hartlg@who.int.

Tous les communiqués de presse, aide-mémoire OMS et d’autres informations sur le sujet peuvent être obtenus sur Internet à la page d’accueil de l’OMS : http://www.who.int/

 

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