| Communiqué de presse
OMS/46 30 juin 2000 |
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UN TIERS DES DECES PAR PALUDISME EN AFRIQUE IMPUTABLE A DES CONFLITS OU DES CATASTROPHES NATURELLES Projet de partenariat en vue
d'améliorer les secours d’urgence L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que jusqu’à 30 % des 960 000 personnes qui meurent du paludisme chaque année en Afrique viennent de pays touchés par un conflit, une guerre ou une catastrophe naturelle grave. De fait, selon le mouvement mondial Faire reculer le paludisme (RBM), les décès par paludisme sont souvent plus nombreux dans la période qui suit un conflit, une guerre ou une catastrophe naturelle que les décès dus à la situation d'urgence proprement dite. Aujourd'hui, l'OMS et d'autres partenaires attachés au mouvement mondial visant à faire reculer le paludisme centrent davantage leurs efforts sur les besoins sanitaires des personnes touchées par des situations d'urgence complexes. Si l'incidence du paludisme dans les régions d'endémie faisait l'objet d'une attention plus grande, cela permettrait de prévenir des milliers de décès inutiles et beaucoup de souffrances. Un certain nombre d’organisations opérant dans le cadre de situations d’urgence sont réunies aujourd’hui à Genève au Siège de l'OMS pour établir un plan d’action en vue d'améliorer les mesures de lutte antipaludique pendant et après les urgences. « La situation est grave : en Sierra Leone les décès par paludisme ont été plus nombreux au cours des huit dernières années de conflit que les décès consécutifs à des traumatismes », a déclaré Richard Allan, chargé de coordination des Situations d’urgence complexes pour le projet Faire reculer le paludisme à l'Organisation mondiale de la Santé. « Nous devons aider les victimes de situations d'urgence complexes à préserver leur santé lorsqu'elles sont exposées au paludisme; mais pour cela il faut d'abord que la riposte mondiale soit améliorée. » « C’est aujourd’hui la première fois que les partenaires du mouvement mondial Faire reculer le paludisme se rencontrent pour étudier la façon d'intervenir le plus efficacement en cas d’urgence », a-t-il ajouté. « C'est en associant des mesures de lutte antipaludique aux compétences de groupements intervenant directement sur le terrain en cas d’urgence que nous pourrons éviter que s’installe durablement la maladie, une contribution qui sera précieuse pour la réalisation de l’objectif de RBM qui est de réduire de moitié la charge du paludisme d’ici 2010. » « En règle générale, à mesure que la situation d'urgence se résorbe, les véritables tueurs – le paludisme et d’autres maladies – commencent à faire des ravages dans les rangs des personnes fragilisées qui peuvent avoir à attendre plusieurs mois avant d’avoir accès aux soins de santé de base. » « Alimentation carencée, infections multiples, stress important sont le lot des populations déplacées qui sont ainsi plus vulnérables à la maladie. Dans la plupart des situations d’urgence complexes, les individus sont souvent forcés d'abandonner leur foyer, et ils sont nombreux à dormir sans abri, ce qui les expose aux piqûres de moustique et au paludisme », a déclaré le Dr Awash Teklehaimanot, Administrateur par intérim du projet Faire reculer le paludisme. Le partenariat mondial mis en place pour faire reculer le paludisme vise à réduire de moitié le nombre des décès dus à cette maladie en dix ans. Des gouvernements nationaux, l'OMS, l’UNICEF, le Programme des Nations Unies pour le Développement, la Banque mondiale et des institutions de développement bilatéral, entre autres, composent ce partenariat. La conférence d’aujourd’hui vise à mettre en place des partenariats plus efficaces pour faire reculer le paludisme et finalement améliorer la santé lors des situations d’urgence complexes. Un certain nombre d’organisations participent à la conférence d’aujourd’hui, dont l’ONG Merlin qui a son siège au Royaume-Uni, la Fédération internationale de la Croix-Rouge, Médecins sans Frontières, Médecins du Monde, l’OMS, les Centers for Disease Control and Prevention des Etats-Unis d’Amérique, et de nombreuses autres. Le but de la conférence est de mettre la dernière main à un projet de stratégie conjointe pour faire reculer le paludisme dans des situations d’urgence complexes. Les rapports de la conférence pourront être consultés sur le site Web de RBM. Pour obtenir davantage de renseignements à l’OMS, Genève, contacter M Andy Seale, tél (+41 22) 791 3670 ; fax (+41 22) 791 4824, mél sealea@who.int. |
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Communiqués
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à la presse 2000 |
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