| Communiqué de presse
OMS/48 5 juillet 2000 |
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LUTTE ANTIPALUDIQUE ET
FISCALITE : L’Ouganda, dont le budget national est arrêté au mois de juin, a décidé d’exonérer de toutes taxes – droits de douane compris – les moustiquaires et insecticides servant à la lutte antipaludique. Cette mesure fait suite aux demandes pressantes élevées à ce propos lors du Sommet africain sur le paludisme, réunion historique organisée dans la ville nigériane d’Abuja en avril dernier. Maintenant que l’Ouganda a ouvert la marche sans hésitation, les autres pays d’Afrique doivent lui emboîter le pas. La Tanzanie a quant à elle été le premier à aller dans ce sens, puisque l’année dernière elle a ramené à 5 % la part conjuguée des taxes et droits sur ces produits : grâce à cela, les moustiquaires – 3,50 USD en moyenne – sont désormais d’un prix plus abordable. Le paludisme tue chaque année dans le monde plus d’un million d’êtres humains, dont 90 % en Afrique. On peut pourtant le combattre efficacement si l’on se protège des moustiques responsables de sa transmission au moyen d’insecticides et de moustiquaires. Très variable d’un pays d’Afrique à l’autre (1), le prix des moustiquaires atteint respectivement 45 et 30 USD au Swaziland et au Soudan – soit beaucoup trop pour une majorité d’Africains. On estime qu’environ 3 % seulement des familles habitant des pays où le paludisme est endémique se servent de moustiquaires imprégnées d’insecticide, avant tout parce que celles-ci coûtent trop cher. Or, en règle générale, les services chargés de la taxation et de la tarification douanière continuent de classer les moustiquaires imprégnées d’insecticide dans la catégorie des textiles plutôt que dans celle des produits à usage sanitaire – c’est-à-dire de produits destinés à sauver des vies. L’Organisation mondiale de la santé, par le truchement de Roll Back Malaria (RBM), incite actuellement les pays africains à suivre les exemples ougandais et tanzanien. Selon le Dr Awash Teklehaimanot, responsable par intérim du projet RBM, la Tanzanie et, naguère, l’Ouganda, « ayant donné le coup d’envoi », les autres pays d’Afrique ont le devoir de s’engager dans la partie. Il a ajouté que, la volonté de le faire existant désormais, ce qui s’impose d’urgence ce sont les mesures correspondantes. Lors du sommet d’avril, dont le Gouvernement nigérian était l’hôte, les pays de la Région africaine ont élaboré un plan d’action pour intensifier la lutte antipaludique. Parallèlement, ils se sont engagés à diminuer ou supprimer les taxes et droits de douane sur les moustiquaires, les insecticides, les antipaludéens et, de manière générale, sur les différents moyens matériels de lutte antipaludique (2). L’affirmation de telles intentions témoigne d’un engagement et d’une activité accrus dans toute l’Afrique en faveur de Roll Back Malaria – partenariat mondial associant les autorités nationales, l’OMS, l’UNICEF, le PNUD, la Banque mondiale, des organisations non gouvernementales et d’autres entités, qui sont autant d’intervenants décidés à réduire d’ici à 2010 le nombre de décès par le paludisme. Les chefs d’Etat africains doivent de nouveau se rencontrer à Lomé, du 10 au 12 juillet, dans le cadre du Sommet de l’OUA. Le Président nigérian, M. Olusegun Obasanjo, rappellera en cette occasion les engagements contractés en avril, ce qui devrait inciter à l’action immédiate les dirigeants réunis à Lomé. Notes à l’intention des rédacteurs 1. Les renseignements sur les droits de douane appliqués aux moustiquaires et insecticides sont tirés de Barriers to Trade in Mosquito Nets and Insecticides in sub-Saharan Africa, PATH, Canada, 1998.
2. Lors du Sommet d’Abuja, les chefs d’Etat et délégations nationales se sont engagés à : Pour obtenir davantage de renseignements à l’OMS, Genève, contacter M Kraig Klaudt, Tél (+41 22) 791 4627, fax (+41 22) 791 4824, mél klaudtk@who.int; M Andy Seale, tél (+41 22) 791 3670 ; fax (+41 22) 791 4824, mél sealea@who.int. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire OMS, ainsi que d’autres informations sur le sujet, peuvent être obtenus sur Internet à la page d’accueil de l’OMS : http://www.who.int. Pour en savoir plus de la Conférence d’Abuja, du partenariat Roll Back Malaria et des diverses activités concernées, consulter le site RBM à l’adresse suivante : http://www.rbm.who.int |
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Communiqués
2000 | Note
à la presse 2000 |
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