Communiqué de presse 2000

Information Office

white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué de presse OMS/57
  22 septembre 2000
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 SYDNEY, DES ATHLETES SOUFFRANT DU PALUDISME APPELLENT A RENFORCER L’ACTION CONTRE LA MALADIE

Conscients que le paludisme est un problème souvent oublié de la communauté internationale, des athlètes éthiopiens, nigérians, sénégalais, sud-africains et tanzaniens présents aux Jeux olympiques à Sydney appuient le mouvement mondial Faire reculer le paludisme (RBM). Leur soutien permet de sensibiliser davantage la communauté internationale et de tenter de mieux communiquer aux personnes concernées les informations sur les meilleurs moyens de prévention.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le paludisme, qui est une maladie évitable mais souvent mortelle, touche plus de 90 pays, dont la plupart sont en Afrique. En Afrique orientale, occidentale et australe, la plupart des adultes en sont atteints à un moment ou à un autre de leur vie. On enregistre plus de 300 millions de cas de paludisme chaque année dans le monde, dont plus d’un million sont mortels. Les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans sont les plus exposés.

De nombreux athlètes qui participent aux Jeux olympiques de Sydney ont dû s’astreindre à un entraînement intensif, comme les autres athlètes, mais ont eu le handicap supplémentaire de la maladie. Les athlètes dont les noms sont cités ci-après se sont engagés à soutenir le mouvement Faire reculer le paludisme. Voici ce qu’ils déclarent :

« Malheureusement, la plupart des Africains doivent vivre avec le paludisme. C’est une maladie qui perturbe la vie quotidienne – empêchant les adultes d’aller travailler, les enfants d’aller à l’école et les sportifs de s’entraîner –  dans le pire des cas, c’est une maladie qui tue. Le paludisme est endémique en Tanzanie, où c’est l’une des principales maladies mortelles, surtout en milieu rural » – Restituta Joseph Kemi, capitaine de l’équipe olympique tanzanienne (10 000 mètres), qui a souffert du paludisme.

« Il est important, maintenant que le monde entier a les yeux braqués sur nous, de rappeler à chacun que le paludisme reste un fléau en Afrique. Le mouvement Faire reculer le paludisme a besoin que son action soit soutenue par davantage de gens. Le défi pour les athlètes de Sydney consiste à remporter des médailles. Pour beaucoup de gens, il consiste à survivre au paludisme » – Fokasi Wilbroad Fullah, marathonien tanzanien, qui, lui aussi, a survécu au paludisme.

« En tant qu’athlète et souffrant moi-même du paludisme, je suis heureux de soutenir le mouvement. Le paludisme est une source d’extrême pauvreté et touche tous les individus, indépendamment de leur mode de vie » – Oumar Loum, coureur sénégalais du 200 mètres.

« Les communautés, les gouvernements et les organismes internationaux doivent travailler ensemble et combattre le paludisme pour assurer l’avenir de la jeunesse africaine » – Aida Diop, coureuse sénégalaise, qui, elle aussi, a souffert du paludisme.

« Le paludisme est un problème réel au Nigéria. Il faut faire davantage pour lutter contre la maladie et sauver la vie de nos enfants » –Mercy Nku, coureuse nigériane.

« La lutte contre le paludisme doit se poursuivre et se développer. Le paludisme n’est pas une fatalité » – Tsegaselassie Aregawi, boxeur éthiopien, ayant survécu au paludisme.

« L’équipe olympique sud-africaine soutient pleinement la campagne Faire reculer le paludisme organisée à l’occasion des Jeux olympiques. Le paludisme touche les régions septentrionales et les régions frontalières de notre pays et a des répercussions terribles sur l’Afrique dans son ensemble. Nous sommes heureux de mettre à profit la notoriété dont nous pouvons bénéficier pendant ces jeux pour encourager les gens partout dans le monde à lutter contre ce fléau » – Dan Moyo, Secrétaire général et Chef de mission du Comité national olympique d’Afrique du Sud (NOCSA).

« L’Afrique du Sud n’est pas touchée par le paludisme de la même façon que d’autres pays d’Afrique, mais en tant qu’athlètes africains, nous considérons qu’il est important de soutenir le mouvement Faire reculer le paludisme. Nous voulons faire tout ce que nous pouvons » – Alison Dare, vedette de l’équipe de hockey sud-africaine.

Le mouvement Faire reculer le paludisme a été lancé en 1998 par l’OMS et d’autres partenaires – dont des institutions des Nations Unies, des Etats membres, des banques de développement, des organismes bilatéraux de développement, des organisations non gouvernementales, des membres de la société civile et des particuliers – à la demande des pays africains désireux de relancer la lutte contre le paludisme. Les athlètes présents aux Jeux olympiques de Sydney sont les derniers en date à rallier le mouvement. Après les Jeux, le mouvement prévoit d’associer les athlètes à des activités à l’occasion de la célébration de la première Journée africaine du Paludisme, prévue le 25 avril 2001.

Le mouvement Faire reculer le paludisme s’efforce de donner à davantage de personnes l’accès à des interventions antipaludiques efficaces, d’améliorer la prévention et le traitement, mais aussi de soutenir la recherche de meilleurs médicaments et d’un éventuel vaccin. Il vise à réduire de moitié d’ici 2010 le nombre de décès dus au paludisme. Le paludisme peut être évité grâce à l’utilisation de moustiquaires et la prise d’antipaludéens. Vous trouverez de plus amples informations sur la participation au mouvement Faire reculer le paludisme sur le site web : http://www.rbm.who.int


Pour plus d’informations : vous pouvez contacter les chefs de mission et les athlètes à travers les bureaux d’équipe au village olympique de Sydney. N° de téléphone du standard principal : +61 2 811 35222. Les chefs de mission des comités nationaux olympiques des pays suivants soutiennent l’initiative olympique RBM : Afrique du Sud, Ethiopie, Nigéria, Sénégal et Tanzanie. Les athlètes qui soutiennent le mouvement sont : Tsegaselassie Aregawi (Ethiopie) ; Bosede Kaffo et Mercy Nku (Nigéria) ; Oumar Loum et Aida Diop (Sénégal) ; Llewellyn Herbert, John Laffne Dejager, Alison Dare, Charlene Woodstock, Clint Alfino et Okkert Birts (Afrique du Sud) ; Restituta Joseph Kemi et Fokasi Wilbroad Fullah (Tanzanie). En Afrique du Sud, contacter pour tout renseignement Carrie Hulme, Arcay Corporate Communications ; téléphone :+27 11 480 8757.

Pour de plus amples informations sur le programme OMS Faire reculer le paludisme, veuillez contacter M. Gregory Hartl, porte-parole de l’OMS; mobile : +41 79 203 6715;  téléphone à Genève : +41 22 791 4458 ; fax : +41 791 4858 ; e-mail : hartlg@who.int, ou bien le responsable de l’information du mouvement Faire reculer le paludisme, M. Andy Seale; mobile : +41 79 217 3476 ; téléphone à Genève: +41 22 791 3670 ; e-mail : sealea@who.int. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et dossiers d’information de l’OMS ainsi que d’autres informations sur ce sujet peuvent être consultés sur la page d’accueil de l’OMS sur Internet : http://www.who.int .

 

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