L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) lance
un appel pour recueillir 975 000 dollars des Etats-Unis destinés
à soutenir l’action internationale contre la fièvre de la Vallée
du Rift (FVR) au Yémen. Cette fièvre hémorragique virale provoque
une pathologie sévère chez l’homme et l’animal, constitue un
risque grave pour la santé publique et a de lourdes conséquences
économiques à cause des pertes infligées au cheptel.
En septembre 2000, la FVR a été notifiée pour la
première fois en dehors de l’Afrique et des cas ont été
confirmés en Arabie saoudite et au Yémen. Au 9 octobre 2000, le
Ministère de la Santé publique du Yémen a notifié 321 cas, dont 32
mortels, soit un taux de létalité de 10 %.
La riposte demande au Yémen le renforcement des
infrastructures de base, de la surveillance épidémiologique et des
ressources humaines qui sont nécessaires pour faire face à cette
situation d’urgence. Les répercussions économiques des
restrictions apportées aux mouvements des animaux et au commerce
notamment entraînent pour les habitants de la région touchée de
graves difficultés.
Un accord de haut niveau entre l’Arabie saoudite
et le Yémen pour mener des recherches communes a permis une
coordination efficace de la riposte internationale à la maladie des
deux côtés de la frontière. Les experts de l’OMS travaillent avec
les deux gouvernements dans la zone d’épidémie.
Les fonds mobilisés par l’appel de l’OMS
contribueront à maîtriser et à contrôler la flambée de FVR dans
les districts touchés au Yémen et de renforcer les moyens locaux de
prévision et de prévention de nouveaux épisodes à l’avenir.
Cet appel cherche à obtenir de l’aide pour la
surveillance et la lutte antivectorielle, le renforcement des
laboratoires et des moyens, le développement des ressources humaines,
l’intensification de la surveillance épidémiologique de la FVR et
l’approvisionnement en fournitures, matériel et équipements
essentiels.
Il est nécessaire de répondre de toute urgence à
cet appel afin d’aider le gouvernement du Yémen et de renforcer
localement les moyens de prendre des mesures efficaces contre les
premiers cas de FVR notifiés en dehors des zones traditionnellement
touchées en Afrique.
La FVR est une zoonose qui touche principalement
les animaux (bétail, moutons, chameaux, chèvres) mais elle peut
provoquer des flambées chez l’homme. En général, le virus se
propage par les piqûres de moustiques infectés. Au cours des
flambées de FVR, la contagion à l’homme se produit soit par des
piqûres de moustiques contaminés, soit par le contact avec du sang,
des liquides physiologiques ou des organes d’animaux infectés. Ce
contact peut survenir lors des soins ou de l’abattage d’un animal
infesté, mais aussi éventuellement par l’ingestion de lait cru.