Communiqué de presse 2000

Information Office

white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué de presse OMS/68
  16 octobre 2000
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CONFIRMATION DE LA PREMIERE FLAMBEE DE FIEVRE A VIRUS EBOLA EN OUGANDA

L’OMS COORDONNE LA RIPOSTE INTERNATIONALE

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), de concert avec ses partenaires du Réseau mondial de vigilance et d’intervention contre les flambées épidémiques, coordonne l’action internationale contre une flambée de fièvre hémorragique dans le district de Gulu, dans le nord de l’Ouganda.

Les analyses au laboratoire effectuées en Afrique du Sud, à l’Institut national de virologie, indiquent que la flambée est due au virus Ebola. C’est la première fois qu’on signale des cas de fièvre à virus Ebola en Ouganda.

Au 16 octobre 2000, 71 cas suspects, dont 35 mortels, avaient été notifiés. Les premiers cas ont été signalés dans un hôpital local de la ville de Gulu, mais la maladie s'étend désormais à la communauté.

Face à l’épidémie, le Ministère de la Santé ougandais a mis sur pied un groupe spécial de lutte contre les fièvres hémorragiques virales. L’OMS aide le Ministère de la Santé et le groupe spécial à endiguer la maladie :

  • en coordonnant la riposte internationale à l'épidemie ;
  • en prenant des mesures de lutte contre la maladie, par exemple des soins en isolement ;
  • en recherchant les cas et les contacts et en surveillant ces derniers ;
  • en fournissant du matériel de protection.

Les épidémiologistes du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique et du Bureau de l’OMS à Kampala (Ouganda) apportent déjà leur concours aux analyses et à la mise en oeuvre des mesures de lutte. Le Dr Mike Ryan et Dr Simon Mardel, épidémiologistes au Siège de l’OMS, à Genève, partiront pour l’Ouganda aujourd’hui afin d’apporter une aide spécialisée supplémentaire à la prise en charge clinique des cas et à l’étude de la flambée sur le terrain.

« L’OMS et ses partenaires coopéreront avec les autorités ougandaises pour endiguer la maladie dans la zone où elle s’est déclarée et limiter sa propagation dans les communautés locales.  Il est très important que la riposte internationale face à cette flambée soit bien coordonnée », a déclaré le Dr Ryan. 

Les premiers fonds destinés au financement de la riposte ont été fournis par les Gouvernements allemand, irlandais, italien et japonais.

La fièvre hémorragique à virus Ebola est l’une des maladies virales humaines les plus virulentes que l’on connaisse, entraînant la mort dans 50% à 90% des cas. Elle se transmet par contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou le sperme de sujets infectés. La maladie a été identifiée pour la première fois en 1976 dans la province ouest-équatoriale du Soudan ainsi que dans la région voisine de Yambuku, dans le nord de la République démocratique du Congo (anciennement Zaïre).

 

1 Le Réseau mondial de vigilance et d’intervention contre les flambées épidémiques est un partenariat technique regroupant des organismes nationaux et internationaux et d’autres réseaux qui mobilisent et mettent en commun leurs ressources pour que la communauté internationale prenne des mesures efficaces de dépistage, de vérification et de riposte en cas de flambée susceptible d’avoir une portée internationale.


Pour plus d’informations, veuillez prendre contact avec M. Gregory Hartl, porte-parole de l'OMS; Portable (+41 79) 203 6715; Tél. (+41 22) 791 4458; Fax: (+41 22) 791 4858, Courrier électronique : hartlg@who.int Tous les communiquées de presse, aide-mémoire OMS (y compris le N° 103 sur la fièvre hémorragique à virus Ebola) ainsi que d’autres informations sur le sujet peuvent être obtenus sur le site internet de l’OMS : http://www.who.int

 

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