Communiqué de presse 2000

Information Office

white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué de presse OMS/79
 22 décembre 2000
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FACE AU RISQUE ACCRU DE PALUDISME, LES VOYAGEURS SE RENDANT EN AFRIQUE POUR LES FÊTES DOIVENT REDOUBLER DE PRÉCAUTION

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a reçu ces dernières semaines de nombreux rapports à propos de vacanciers revenant avec le paludisme, notamment après avoir séjourné en Afrique. L’OMS appelle les voyageurs à prendre toutes les précautions possibles pour ne pas contracter cette maladie.

« Le risque est bien réel : chaque année, des milliers de voyageurs contractent le paludisme et un certain nombre en meurent. La plupart de ces décès peuvent être évités en associant la prévention efficace des piqûres de moustiques à l’aide d’insectifuges et la chimioprophylaxie régulière avec le médicament antipaludique adapté », a déclaré le Dr David Heymann, Directeur exécutif à l’OMS pour les Maladies transmissible et administrateur par intérim du partenariat Faire reculer le paludisme (RBM : Roll Back Malaria).

L’OMS a reçu des rapports en provenance d’Espagne et d’Allemagne faisant état de voyageurs tombant malades à leur retour de voyages organisés achetés à la dernière minute vers des destinations telles que le Sénégal ou la Gambie. D’autres rapports similaires sont également parvenus du Royaume-Uni, de Suède et du Danemark.

Il convient d’être particulièrement vigilant au cours des mois à venir en Afrique australe, les prévisions annonçant des précipitations plus abondantes que la normale de décembre 2000 à mars 2001, ce qui entraînera un accroissement de la transmission du paludisme dans la plus grande partie de la région jusqu’en mai 2001.

Pour la plupart des pays africains, l’OMS recommande à titre prophylactique la prise hebdomadaire de méfloquine, à commencer deux à trois semaines avant le départ. Pour les voyageurs n’ayant pas pu s’y prendre à temps, la doxycycline offre une alternative, le premier comprimé pouvant être pris la veille du départ. Pour ces deux médicaments, le traitement doit se poursuivre pendant tout le séjour, puis quatre semaines après avoir quitté la zone d’endémie, afin de couvrir la période d’incubation de la maladie. Tous les médicaments antipaludiques ont des contre-indications et des effets indésirables et ils doivent être prescrits par un médecin qualifié ou un service médical spécialisé dans les voyages.

« Les voyageurs croient souvent à tort que, s’ils font des séjours de très courte durée dans les zones impaludées, le risque est faible et qu’ils n’ont pas besoin de se préoccuper de la prophylaxie. Pourtant, en réalité, il suffit d’une sortie d’une heure, ou même de quelques minutes seulement, pour s’exposer à la piqûre du moustique qui inoculera le parasite », rappelle le Dr Heymann. Le site Web de l’OMS, http://www.who.int/ith, donne des informations plus détaillées sur la prévention du paludisme pour les voyageurs.

Il est recommandé aux voyageurs de se renseigner sur le risque de paludisme et sur les meilleurs médicaments à prendre pour l’éviter, ainsi que de se protéger des piqûres de moustique en vacances en utilisant des insectifuges entre le crépuscule et l’aube, de même que des moustiquaires imprégnées d’insecticide le cas échéant. Aucune chimioprophylaxie n’assure une protection complète et si le voyageur tombe malade au cours de son séjour, il doit rapidement consulter un médecin.

Les symptômes initiaux du paludisme peuvent être modérés : fièvre, sensation de malaise, syndrome grippal. Il faut toujours soupçonner cette maladie si, à tout moment entre une semaine après la première exposition possible et deux mois après la dernière exposition possible (et même plus dans de rares cas), une fièvre survient, accompagnée ou non d’autres symptômes comme des céphalées, des douleurs musculaires, une faiblesse générale, des vomissements, des diarrhées ou de la toux. En cas de fièvre, les voyageurs doivent immédiatement consulter un médecin et insister pour faire pratiquer un test en laboratoire. En le traitant immédiatement, il est possible de guérir du paludisme. En l’absence de traitement, il arrive que les victimes sombrent dans le coma et meurent. Le fait d’indiquer précisément à l’agent soignant les antécédents de voyage peut sauver la vie.

L’OMS estime que, chaque année, plus d’un million de personnes, principalement des enfants africains, en meurent et qu’il se produit environ 300 millions de cas dans le monde, dans plus de 100 pays.

Faire reculer le paludisme, partenariat mondial dont le Secrétariat se trouve à l’OMS et qui cherche à diminuer de moitié la charge du paludisme d’ici 2010, conseille aux voyageurs de prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter de contracter le paludisme.

« Les gens doivent rester vigilants : en l’absence de prévention, le paludisme représente un risque très grave, l’issue fatale pouvant survenir rapidement une fois qu’il est installé, rappelle le Dr Heymann. Nous exhortons les voyageurs et les touristes à se renseigner sur la transmission du paludisme dans les lieux où ils se rendent.

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Pour plus d’informations, prendre contact avec Mme Melinda Henry, Bureau du Porte-parole, OMS, Genève, Tél. : (+41 22) 791 25 35, tél. portable : (+41 79) 244 6073 ; e-mail. : henrym@who.int. Du 23 décembre 2000 au 7 janvier 2001, les journalistes se trouvant au Royaume-Uni peuvent contacter M. Andy Seale au numéro de portable : (+41 79) 217 3476. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire OMS et d’autres informations peuvent être consultés sur Internet à la page d’accueil de l’OMS http://www.who.int. Pour le partenariat Faire reculer le paludisme, les informations se trouvent sur le site http://www.rbm.who.int

 

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